


L’œuvre exploite dans un contexte artistique une situation quotidienne à laquelle on n’accorde généralement que peu d’importance : la place que prend chaque objet dans un espace participe de la perception qu’on a de celui-ci. Si les objets se déplacent, alors la perception de l’espace lui-même se modifie : sensation de hauteur, de longueur... il s’agit donc de se déplacer dans l’espace des objets, pour vivre une expérience perceptive de l’espace. Celui-ci est donc au final l’objet de la sculpture. Dans Les Cylindres [1], trois cylindres hermétiques roulent sur le sol, parallèles les uns aux autres, sur le même alignement. Aucun lien physique apparent ne leur apporte de l’énergie et ils semblent se déplacer de manière autonome les uns par rapport aux autres selon une chorégraphie qui leur est propre, créant ainsi pour le spectateur un espace perceptif en perpétuelle évolution. Les mouvements qui contrôlent le déplacement des cylindres ont été créés par simulation physique à l’aide du logiciel MIMESIS conçue par Annie Luciani à l’ACROE (Grenoble).
[1]Une production en collaboration : Ecole Européenne Supérieure de L’Image, Angoulême et l’Assocation pour la Création et la Recherche sur les Outils d’Expression,Grenoble